Les pompiers ne font pas qu'intervenir en urgence : ils jouent aussi un rôle important de prévention en sensibilisant le public aux risques du quotidien et en apprenant les gestes et comportements qui permettent d'éviter les accidents et de réagir efficacement en cas de danger.
L’Union départementale des sapeurs-pompiers de l’Ain organise des formations aux gestes de premiers secours.
Elles s’appuient sur des ateliers pratiques animés par des formateurs qui mettent en œuvre des méthodes pédagogiques modernes, décrites dans les documents de référence. Ces approches impliquent activement les participants, qui réalisent concrètement les gestes et appliquent les consignes qu’ils auront à utiliser ensuite sur le terrain.
Un arrêt cardiaque, une hémorragie grave, une perte de connaissance inexpliquée, un traumatisme majeur... Face à une situation critique, chaque seconde compte. Sauriez-vous reconnaître un risque vital ? Sauriez-vous quoi faire pour sauver une vie, en attendant les secours ? Voici les clés pour identifier les signes d'alerte et agir efficacement en cas d'urgence vitale.
En France, chaque année 40 000 personnes sont victimes d'un arrêt cardiaque. Homme / femme / jeune / ancien / sportif du dimanche ou athlète de haut niveau, tout le monde est concerné. Personne n'est à l'abri d'un arrêt cardiaque soudain. Face à une personne en arrêt cardiaque, trois mots importants sont à retenir : ALERTER, MASSER, DÉFIBRILER.
Les signes d'alerte
Une forte douleur dans la poitrine ? À plusieurs reprises ? Cessent-elles au repos ? Ce sont des signes d'alerte qu'il ne faut pas ignorer. Une douleur thoracique ne doit jamais être négligée, surtout si elle :
- Est répétée et cesse au repos ;
- Semble profonde et située au centre du thorax ;
- Est accompagnée de sueurs et d'essoufflements ;
- Est angoissante
Il faut agir avant que le malaise ne survienne.
En cas de douleur dans la poitrine, suite à un effort ou non, il faut :
- Se mettre au repos ;
- Consulter un médecin pour bénéficier d'un avis médical ;
- Ou prévenir les secours en composant le 18, le 112.
Comment réagir
Lorsqu'une personne est en arrêt cardiaque, il faut agir le plus vite possible.
Trois étapes à retenir :
- Alerter : Appeler ou faire appeler immédiatement les secours en composant le 18 ou 112. Si vous êtes seul, mettez le haut parleur pour alerter tout en commençant les manoeuvres de réanimation.
- Masser : Pratiquer un massage cardiaque sur la victime pour maintenir une pression artérielle artificielle suffisante pour l'irrigation de son cerveau en oxygène jusqu'à l'arrivée des secours.
- Défibriler : Utiliser un défibrillateur dès que possible.
- Simple d'utilisation, il donne les consignes à suivre que même un enfant peut exécuter ;
- Il ne présente aucun danger : ni pour la victime, ni pour l'utilisateur ;
- Il y en a dans de nombreux lieux publics (cinémas, restaurants, trains, rues, etc)
Les risques des malaises sont nombreux : malaise dû à un coup de chaleur, à un coup de fatigue, malaise à la vue du sang, malaise cardiaque, accident vasculaire cérébral (AVC), etc. Chacun de ces malaises peut avoir de graves conséquences.
Les signes d'alerte
- Douleur abdominale intense ;
- Difficulté à respirer ou à parler ;
- Sensation de froid et présence de sueur abondante ou pâleur intense ;
Dans le cas d'un risque d'AVC :
- Faiblesse ou paralysie d'un bras ;
- Déformation de la face ;
- Perte de la vision d'un œil ou des deux ;
- Difficulté de langage ou de la compréhension ;
- Mal de tête sévère, inhabituel ;
- Perte d'équilibre, instabilité de la marche ou chute inexpliquée
Une prise en charge urgente est nécessaire
Comment réagir
Surveiller la victime jusqu'à l'arrivée des secours et la placer au repos en position :
- Allongée confortablement (lit ou canapé), ou à défaut sur le sol ;
- Assise en cas de difficultés respiratoires ;
- Dans la position où la victime se sent le mieux
Desserrer les vêtements en cas de gêne (cravate, ceinture,...)
Rassurer la victime en lui parlant régulièrement
Protéger contre la chaleur, le froid ou les intempéries
Se renseigner auprès de la victime ou de son entourage sur :
- Son âge ;
- La durée du malaise ;
- Son état de santé actuel (maladies, hospitalisations ou traumatismes récents) ;
- Les traitements médicamenteux suivis ;
- La survenue d'un malaise identique par le passé
À sa demande, lui donner :
- Son traitement habituel pour ce type de malaise ;
- Du sucre en morceaux
Demander un avis médical au SAMU en composant le 15 et transmettre les informations recueillies (souvent le médecin régulateur demande à parler directement à la victime) puis appliquer les consignes. Ou appeler les secours en composant le 18 ou le 112..
En cas d'aggravation en attendant les secours :
- Contacter à nouveau les services de secours pour signaler l'aggravation ;
- Pratiquer les gestes qui s'imposent si elle à perdu connaissance
Surveiller la victime jusqu'à l'arrivée des secours
Les risques d’intoxication sont nombreux : intoxication alimentaire, par inhalation de fumée ou de monoxyde de carbone, par absorption de médicaments, par injection de produits ménagers, par contact avec des plantes toxiques, etc. Chacun de ces risques peut avoir de graves conséquences.
Produits ménagers et dangereux
Comment l'éviter
- Ne jamais transvaser un produit ménager dans un récipient pour les aliments ou boissons ;
- Manier les produits ménagers et dangereux (engrais, décapant, essence, etc.) avec prudence ;
- Mettre les produits hors de portée des enfants. Si possible en hauteur ou fixer des blocs-portes ;
- Acheter les produits dangereux uniquement en cas de besoin. Jeter les emballages dans une poubelle et non au feu. Un reste de produit peut provoquer un incendie ou une explosion ;
- Ne jamais utiliser deux produits ensemble ou successivement, ceci peut entrainer un dégagement de gaz toxiques ;
- Lire le mode d’emploi des produits utilisés. En cas de doute, contacter le service consommateurs pour avoir plus d’informations (numéro noté sur l’étiquette du produit) ;
- Connaître les pictogrammes de danger présents sur les produits.
Les signes d'alerte
Quelques signes permettent de savoir si la victime fait une intoxication liée aux produits ménagers ou dangereux :
- Des vomissements ;
- Une gêne respiratoire ;
- Une toux ;
- Un picotement des yeux, du nez, de la gorge ;
- Une crise d’asthme.
Comment réagir
Quel que soit le produit avec lequel la victime s’est intoxiquée, il faut :
- S’assurer qu’aucun danger ne persiste ;
- Si la victime est consciente : la mettre en position demi-assise sur le sol ;
- Si la victime est inconsciente : la mettre en position latérale de sécurité (PLS) ;
- Desserrer les vêtements de la victime ;
- Ne pas faire vomir la personne intoxiquée sauf si un médecin le demande ;
- Ne donner ni à boire, ni à manger à la victime.
Médicaments
Comment l'éviter
Respecter les prescriptions de médicaments ;
- Demander un avis médical avant de prendre plusieurs types de médicaments à la fois sans avoir eu d’ordonnance ;
- Ranger les médicaments dans une armoire en hauteur et fermée à clé ;
- Ne jamais laisser les médicaments à la portée des enfants.
Les signes d'alerte
Quelques signes permettent de savoir si la victime fait une intoxication liée aux médicaments :
- Manque de lucidité ;
- Confusions et hallucinations ;
- Tremblement voire convulsion ;
- Nausées et vomissements ;
- Diarrhée ou constipation ;
- Maux de ventre, brûlures d’estomac, ballonnements.
Comment réagir
Les mêmes conseils s’appliquent que lors d’une intoxication par produits ménagers et dangereux.
Par les plantes
Comment l'éviter
- Éviter d’avoir des plantes d’intérieur toxiques ;
- Les plantes toxiques doivent être mises hors de portée des enfants ;
- Sensibiliser les enfants sur les dangers que peut constituer une plante.
- Il est important de conserver le nom des plantes pour réagir rapidement en cas de mastication ou d’ingestion d’une feuille ou d’un fruit.
Comment réagir
- En cas d’intoxication par contact cutané, vous devez avant tout retirer les vêtements contaminés, puis laver la peau à l’aide d’un savon et d’eau tiède pendant 15 minutes minimum. Appelez ensuite le centre antipoison avant d’appliquer quoi que ce soit sur la peau touchée ;
- En cas d’intoxication par contact oculaire, vous devez rincer abondamment l’œil d’eau tiède pendant 15 minutes minimum. Le lavage doit se faire de l’œil indemne à l’œil affecté. Gardez vos paupières ouvertes pendant le nettoyage, en vous aidant de vos doigts ;
- Le centre antipoison sera ainsi en mesure de vérifier rapidement la toxicité de la plante concernée.
Les risques d’hémorragie sont nombreux : suite à une chute, une coupure, un accident de la circulation, un accident de bricolage, etc. Chacune de ces situations peut avoir de graves conséquences.
Les signes d'alerte
Perte de sang prolongée qui provient d’une plaie ou d’un orifice naturel et qui ne s’arrête pas spontanément. Elle imbibe de sang un mouchoir de tissu ou de papier en quelques secondes. Un saignement dû à une écorchure, une éraflure ou une abrasion cutanée qui s’arrête spontanément n’est pas une hémorragie.
L’hémorragie est généralement secondaire à un traumatisme comme un coup, une chute, une plaie par un objet tranchant (couteau), un projectile (une balle) ou une maladie comme la rupture de varice.
Comment l'éviter
- Ne pas laisser d’objets coupants à portée des enfants (ciseaux, rasoir, couteau, etc.) ;
- Être vigilants au moment du maniement d’objets coupants ;
- Désencombrer le logement pour éviter de chuter.
Pour éviter une quelconque hémorragie, il est nécessaire d’être vigilant au quotidien.
Comment réagir
- Constater l’hémorragie, en écartant les vêtements si nécessaire.
- Demander à la victime de comprimer immédiatement l’endroit qui saigne ou à défaut, le faire à sa place.
- Allonger confortablement la victime, par exemple sur un lit, un canapé ou à défaut sur le sol, afin de retarder ou empêcher l’installation d’une détresse liée à la perte de sang.
- Alerter les secours en composant le 18 ou le 112.
- Si le saignement se poursuit, reprendre la compression directe par-dessus l’éventuel pansement compressif.
- Si la compression directe d’une hémorragie d’un membre est inefficace (le saignement persiste malgré tout) ou impossible (nombreuses victimes, catastrophes, situations de violence collective ou de guerre, nombreuses lésions, plaie inaccessible, corps étranger), mettre en place un garrot au-dessus de la plaie pour arrêter le saignement (entre la plaie et le cœur).
- Rassurer la victime, en lui parlant régulièrement et en lui expliquant ce qui se passe.
- Protéger la victime contre la chaleur, le froid ou les intempéries, la réchauffer si nécessaire.
- Surveiller l’apparition de signes d’aggravation (sueurs abondantes, sensation de froid, pâleur intense, perte de connaissance) :
- contacter à nouveau les secours pour signaler l’aggravation ;
- pratiquer les gestes qui s’imposent si la victime a perdu connaissance ou fait un arrêt cardiaque.
Compression locale
- Appuyer fortement sur l’endroit qui saigne avec les doigts ou la paume de la main, en interposant une épaisseur de tissu propre recouvrant complètement la plaie (mouchoirs, torchons, vêtements…) et ce, jusqu’à l’arrivée des secours.
- En l’absence de tissu, la victime, si elle le peut, ou le sauveteur appuie directement avec sa main.
Pansement compressif
- Si le sauveteur doit se libérer et que la victime ne peut pas appuyer elle-même sur la plaie qui saigne, remplacer la compression manuelle par une épaisseur de tissu propre ;
- La fixer par une bande élastique ou un lien large assez long et suffisamment serré pour éviter que le saignement ne reprenne.
- Ne pas faire de pansement compressif lorsque l’endroit qui saigne est situé au niveau du cou, de la tête, du thorax ou de l’abdomen.
Cas particuliers
En présence d’une victime qui saigne du nez :
- L’asseoir, tête penchée en avant (ne jamais l’allonger).
- Lui demander de se moucher vigoureusement.
- Lui demander de se comprimer les deux narines avec les doigts, durant 10 minutes, sans relâcher.
- Demander un avis médical si :
- le saignement ne s’arrête pas ou se reproduit ;
- le saignement survient après une chute ou un coup ;
- la victime prend des médicaments, en particulier ceux qui augmentent les saignements.
En présence d’une victime qui vomit ou crache du sang :
Il s’agit toujours d’un signe pouvant traduire une maladie grave nécessitant une prise en charge médicale.
- Installer la victime dans la position :
- Où elle se sent le mieux si elle est consciente ;
- Allongée, en position stable sur le côté si elle a perdu connaissance ;
- Alerter les secours en composant le 18 ou le 112.
- La surveiller en permanence.
En présence d’une victime qui perd du sang par un orifice naturel (sauf le nez) et de façon inhabituelle :
- Allonger la victime ;
- Demander un avis médical et appliquer les consignes.
En cas d’aggravation :
- Pratiquer les gestes qui s’imposent si la victime a perdu connaissance.
- Alerter les secours en composant le 18 ou le 112 pour signaler l’aggravation ;
Les risques d’étouffement ou de suffocation sont nombreux : ils peuvent être dus à un aliment ou un corps étranger avalé de travers, une obstruction des voies respiratoires, etc. Chacun de ces accidents peut avoir de graves conséquences. Comment éviter l’étouffement ou la suffocation ? Comment réagir en cas d’accident ? Découvrez tous les conseils de prévention des sapeurs-pompiers !
Les signes d'alerte
L’obstruction se produit le plus souvent lorsque la personne est en train de manger ou, s’il s’agit d’un enfant, de jouer avec un objet qu’il a porté à sa bouche.
Si l’obstruction est partielle, la victime peut :
- parler ou crier ;
- tousser vigoureusement ;
- respirer, parfois avec un bruit surajouté.
- La respiration reste efficace.
Si l’obstruction est totale, la victime :
- ne peut plus parler ou crier ;
- ne peut plus tousser ou émettre un son ;
- garde la bouche ouverte ;
- s’agite, bleuie rapidement puis perd connaissance.
La respiration n’est plus efficace, voire impossible.
Comment réagir
- Si l’obstruction des voies respiratoires est partielle, le témoin doit veiller à éviter toute aggravation.
- Si l’obstruction des voies respiratoires est totale, le témoin doit désobstruer les voies aériennes.
Obstruction partielle
- Installer la victime dans la position où elle se sent le mieux (le plus souvent assise).
- L’encourager à tousser pour l’aider à rejeter le corps étranger.
- Demander un avis médical et appliquer les consignes.
- Surveiller attentivement la victime.
Le témoin ne doit jamais pratiquer les techniques décrites pour l’obstruction totale, elles risqueraient d’aggraver l’état de la victime.
Obstruction totale
Le témoin doit pratiquer une désobstruction des voies aériennes.
- Donner des claques dans le dos.
- Réaliser des compressions si les claques dans le dos ne fonctionnent pas :
- au niveau abdominal pour un adulte ou un enfant ;
- au niveau thoracique pour un nourrisson, un adulte obèse ou une femme enceinte lorsqu’il est impossible d’encercler l’abdomen.
- Répéter le cycle « claques dans le dos » et « compressions ».
- Interrompre les manœuvres de désobstruction dès :
- L’apparition d’une toux, de cris ou de pleurs ;
- La reprise de la respiration ;
- Le rejet du corps étranger.
Les manœuvres sont efficaces, le témoin doit :
- Installer la victime dans la position où elle se sent le mieux ;
- La rassurer en lui parlant ;
- Desserrer ses vêtements pour faciliter la respiration ;
- Appeler les secours en composant le 18 ou 112 ;
- Surveiller la victime.
Les manœuvres sont inefficaces, la victime perd connaissance, le témoin doit :
- Accompagner la victime au sol ;
- Appeler les secours en composant le 18 ou 112 ;
- Réaliser une réanimation cardio-pulmonaire en débutant systématiquement par le massage cardiaque ;
- Vérifier la présence du corps étranger dans la bouche, à la fin de chaque cycle de compressions thoraciques et le retirer prudemment s’il est accessible.
Les claques dans le dos
Adulte et grand enfant
- Laisser la victime debout ou assise ;
- Se placer sur le côté et légèrement en arrière de la victime ;
- Soutenir le thorax avec une main ;
- Pencher la victime vers l’avant ;
- Donner de 1 à 5 claques vigoureuses dans le dos, entre les deux omoplates avec le talon de la main ouverte.
Enfant (ou victime qui tient sur la cuisse du sauveteur)
- S’asseoir ;
- Basculer la victime sur la cuisse, la face vers le bas ;
- Donner de 1 à 5 claques vigoureuses dans le dos, entre les deux omoplates avec le talon de la main ouverte.
Nourrisson, petit enfant (qui tient sur l’avant-bras du sauveteur)
- Coucher la victime à califourchon sur l’avant-bras, la face vers le sol ;
- Maintenir la tête avec les doigts, de part et d’autre de la bouche (au niveau de l’angle de la mâchoire inférieure), sans appuyer sur la gorge ;
- Incliner le nourrisson afin que la tête soit plus basse que le thorax ;
- Donner de 1 à 5 claques entre les deux omoplates avec le talon de la main ouverte.
Et après ?
- Après expulsion du corps étranger :
- Parler et réconforter la victime ;
- Demander un avis médical ;
- Faire asseoir la victime si elle est debout.
Les compressions
Adulte ou enfant
Compressions abdominales
- Se placer debout ou à genoux (enfant) derrière la victime, contre son dos ;
- Passer ses bras sous ceux de la victime, de part et d’autre de la partie supérieure de son abdomen ;
- Pencher la victime vers l’avant ;
- Mettre le poing sur la partie supérieure de l’abdomen, au creux de l’estomac, au-dessus du nombril et en dessous du sternum ;
- Placer la seconde main sur la première, les avant-bras n’appuyant pas sur les côtes ;
- Tirer franchement en exerçant une pression vers l’arrière et vers le haut ;
- Effectuer de 1 à 5 compressions, en relâchant l’abdomen entre chacune.
Adulte obèse ou femme enceinte dans les derniers mois de grossesse (Impossibilité d’encercler l’abdomen de la victime)
Compressions thoraciques
- Se positionner derrière la victime ;
- Placer ses avant-bras sous les bras de la victime et encercler sa poitrine ;
- Mettre un poing au milieu du sternum, sans appuyer sur la pointe inférieure ;
- Placer l’autre main sur la première sans appuyer les avant-bras sur les côtes ;
- Tirer franchement en exerçant une pression vers l’arrière ;
- Effectuer de 1 à 5 compressions, en relâchant entre chacune.
Nourrisson, petit enfant (qui tient sur l’avant-bras du sauveteur)
- Placer l’avant-bras contre le dos du nourrisson en soutenant sa tête avec la main ;
- Tourner le nourrisson pour que sa face soit côté ciel ;
- Appuyer l’avant-bras sur lequel repose le nourrisson sur sa cuisse. La tête du nourrisson doit être plus basse que le reste du corps ;
- Placer la pulpe de deux doigts d’une main dans l’axe du sternum, un travers de doigt au-dessus d’un repère constitué par le bas du sternum, à la jonction des dernières côtes ;
- Effectuer de 1 à 5 compressions profondes et successives en relâchant le thorax entre chacune.
Cas particuliers
Chez la victime consciente et alitée qui présente une obstruction totale des voies aériennes, le sauveteur peut réaliser des compressions thoraciques comme pour le massage cardiaque.
Les risques domestiques
Chute dans les escaliers, brûlure en cuisine, intoxication au monoxyde de carbone, électrocution… Les accidents domestiques surviennent souvent quand on s’y attend le moins, et touchent tous les âges, des tout-petits aux personnes âgées.
Comment l'éviter
Dans la salle de bain et la cuisine :
- Toujours vérifier la température du bain. L’eau doit être à 37°C ;
- Ne jamais laisser un enfant seul dans le bain, il pourrait se brûler en ouvrant le robinet. De plus, il y a un risque de noyade ;
- Installer sur les robinets, si possible, des dispositifs de sécurité permettant de contrôler la température de l’eau ;
- Éloigner les enfants des appareils électroménagers et objets chauds (four, gazinière, ampoule, fer à repasser, chauffage, etc.) ;
- Ne jamais laisser un enfant seul dans la cuisine, il pourrait attraper une casserole rempli d’un liquide chaud ;
- Tourner la queue des casseroles vers l’intérieur de la gazinière, du plan de travail, etc. ;
- Expliquer aux enfants de ne pas toucher les bruleurs de la gazinière, les plaques de cuisson, et la porte du four.
Récipients et objets chauds :
- Ne jamais laisser les récipients remplis de liquide ou aliment chaud à la portée des enfants ;
- Ne pas passer à côté ou au-dessus d’un enfant avec un récipient remplis d’un liquide chaud ;
- Ne pas porter un enfant en faisait la cuisine ou en ayant un récipient chaud dans les mains ;
- Ne pas prendre un enfant sur les genoux en buvant une boisson chaude ;
- Vérifier qu’un enfant ne puisse pas tirer sur une nappe, il pourrait renverser un récipient chaud ;
- Expliquer aux enfants de ne pas toucher la porte de la cheminée.
Flammes et incendies :
- Mettre hors de portée des enfants les allumettes et les briquets ;
- Ne pas laisser un enfant s’approcher d’un barbecue ou d’une cheminée.
Comment réagir
Pour bien réagir face à une brûlure, il est nécessaire de connaitre les différentes brûlures possibles.
La victime est consciente et présente une brûlure causée par la chaleur, des substances chimiques, l’électricité, des frottements ou des radiations. On distingue :
La brûlure simple :
Une rougeur de la peau ou une cloque dont la surface est inférieure à celle de la moitié de la paume de la main de la victime (pour un adulte).
La brûlure grave :
- Une ou plusieurs cloques dont la surface totale est supérieure à celle de la moitié de la paume de la main de la victime (pour un adulte) ;
- Une destruction plus profonde (aspect blanchâtre ou noirâtre parfois indolore) associée souvent à des cloques et à une rougeur plus ou moins étendue ;
- Une brûlure dont la localisation est sur le visage ou le cou, les mains, les articulations ou au voisinage des orifices naturels ;
- Une brûlure d’origine électrique ou radiologique ;
Pour un enfant, une rougeur étendue de la peau (un coup de soleil généralisé par exemple).
Devant une victime se plaignant d’une brûlure :
- Refroidir immédiatement la surface brûlée par ruissellement d’eau du robinet tempérée, limitant ainsi son extension, ses conséquences et la douleur. Débuter l’arrosage 30 minutes après l’accident n’a pas d’intérêt ;
- Retirer les vêtements, s’ils n’adhèrent pas à la peau ;
- Évalue la gravité de la brûlure et adapter les bons gestes en fonction.
Face à une brûlure simple :
- Poursuivre le refroidissement, jusqu’à disparition de la douleur.
- Ne jamais percer les cloques mais les protéger par un pansement stérile.
- Demander un avis médical :
- pour vérifier la validité de la vaccination antitétanique ;
- s’il s’agit d’un enfant ou d’un nourrisson ;
- en cas d’apparition dans les jours qui suivent de fièvre, d’une zone chaude, rouge, gonflée ou douloureuse.
Face à une brûlure grave :
- Alerter les secours en composant le 18 ou le 112.
- Poursuivre le refroidissement, selon les consignes données.
- Installer en position adaptée, après refroidissement :
- allongée confortablement (lit, canapé, ou à défaut, sur le sol) ;
- assise en cas de gêne respiratoire ;
- en laissant la partie brûlée visible si possible ;
- Surveiller continuellement.
Aucun produit ne doit être appliqué sur une brûlure grave sans avis médical. Une brûlure de la bouche ou du nez peut entraîner une difficulté respiratoire.
Cas particuliers - En présence d’une brûlure par produits chimiques :
- Rincer immédiatement et abondamment à l’eau courante tempérée, suivant les consignes données lors de l’alerte des secours :
- l’ensemble du corps en cas de projection sur les vêtements ou la peau ;
- l’œil, s’il est atteint, en veillant à ce que l’eau de lavage ne coule pas sur l’autre œil ;
- Ôter les vêtements imbibés de produits, en se protégeant.
- Ne jamais faire vomir ou boire, en cas d’ingestion de produit chimique.
- Conserver l’emballage du produit en cause.
- Se laver les mains après avoir réalisé les gestes de secours.
- Alerter les secours en composant le 18 ou le 112.
En présence d’une brûlure électrique :
- Ne jamais toucher la victime avant la suppression du risque ;
- Arroser la zone visiblement brûlée à l’eau courante tempérée ;
- Alerter les secours en composant le 18 ou le 112.
En présence d’une brûlure interne par inhalation de vapeurs chaudes ou caustiques :
- Placer la victime en position assise, en cas de difficultés respiratoires ;
- Alerter les secours en composant le 18 ou le 112.
Dans chacun de ces cas, toujours appeler les secours en composant le 18 ou le 112 et suivre leurs conseils.
Les risques de chute sont nombreux : chute en marchant ou à vélo, chute dans les escaliers ou d’une échelle, etc. Chacune de ces chutes peut avoir de graves conséquences.
Comment l'éviter
- Dégager les escaliers ;
- Privilégier le port de chaussures ou chaussons. Eviter de marcher en chaussettes ;
- Fixer les tapis au sol ;
- Veiller à marcher sur un sol sec ;
- Marcher en regardant devant soi ;
- Respecter les règles de sécurité lors de l’utilisation d’une échelle ou d’un échafaudage.
Conseil pour éviter les chutes des personnes âgées
- Adapter le logement en désencombrant les pièces, placer les objets courants à portée de main, etc. ;
- Fixer des points d’appuis fiables ;
- Avoir une activité physique régulière et adaptée.
Conseils pour éviter les chutes des enfants
- Mettre des barrières de protection sur les lits ;
- Faire attention dans les lits superposés ;
- Verrouiller les fenêtres et l’accès aux balcons ;
- Ne jamais laisser un enfant seul sur un balcon et dans une pièce qui a les fenêtres ouvertes ;
- Ne rien déposer sous les fenêtres (table, chaise, meuble) ;
- Surveiller les enfants lorsqu’ils jouent dehors ;
- Installer une barrière de sécurité portant la mention “conforme aux exigences de sécurité” en haut et en bas des escaliers ;
- Veiller à ce que l’enfant soit bien attaché sur sa chaise haute. Utiliser toujours une chaise portant la mention “conforme aux exigences de sécurité” ;
- Ne jamais quitter des yeux un bébé qui est sur la table à langer.
Comment réagir
- Si la victime a une fracture ouverte et qu’un morceau d’os est visible ou si un corps étranger se trouve dans la plaie, ne rien toucher pour ne pas aggraver la blessure.
- Si la chute a lieu sur la voie publique, protéger la zone pour éviter le sur-accident ;
- Si et seulement si le risque de sur-accident est élevé, déplacer la victime ;
- Appeler les secours en composant le 18 ou le 112 ;
- Si la victime a une hémorragie, effectuer une compression manuelle
Maux de tête, vertiges, nausées, vomissements, perte de connaissance sont autant de symptômes qui doivent vous alerter sur la présence de monoxyde de carbone. Ce gaz est incolore et inodore mais peut être mortel.
Comment l'éviter
- Chaque jour, renouveler l’air du logement, pendant au moins 10 minutes, même en hiver ;
- S’assurer que le logement dispose de grilles ou de bouches d’aération pour que l’air circule correctement ;
- Dégager les aérations : lorsque les appareils fonctionnent, ils produisent du monoxyde de carbone ;
- Ramoner les conduits de cheminée, inserts et poêles est obligatoire deux fois par an : l’encrassement ou l’obstruction des conduits empêche l’évacuation des gaz brulés ;
- Faire contrôler et entretenir chaque année les appareils de chauffage, les chaudières, cuisinières, chauffe-eau, etc. : un appareil encrassé ou mal réglé produit du monoxyde de carbone lors de son fonctionnement. Demander une attestation d’entretien, qui prouve que l’appareil est correctement entretenu ;
- Respecter les consignes d’utilisation des appareils : par exemple, ne pas utiliser un chauffage d’appoint plus de deux heures de suite ;
- Ne jamais utiliser une cuisinière, un barbecue ou un brasero comme chauffage de secours ;
- Se munir d’un chauffage d’appoint ayant un dispositif de sécurité avec contrôle d’atmosphère ;
- Ne pas utiliser de groupe électrogène à l’intérieur ;
- Les appareils neufs fonctionnant au gaz naturel doivent obligatoirement présenter le marquage CE et, pour certains appareils de cuisson haut de gamme, la marque NF GAZ Sélection ;
- Si possible, installer un détecteur de monoxyde de carbone (CO) conformes à la norme européenne EN50291 ;
- Ne jamais laisser tourner le moteur d’une voiture dans un garage, qu’il soit privé ou public.
Quels sont les risques et conséquences d’une intoxication au monoxyde de carbone ?
Invisible, inodore et non irritant, le monoxyde de carbone (CO) est un gaz asphyxiant indétectable qui se propage rapidement dans l’environnement et qui peut être mortel en moins d’une heure.
À faible exposition : la victime ressent des maux de tête au niveau du front et des nausées ;
À exposition moyenne : le mal de tête frontal est persistant avec des sensations de battements, des vertiges ou étourdissements apparaissent, ainsi que des vomissements. La victime est somnolente et son pouls est rapide ;
À exposition importante : la victime ressent une grande faiblesse. Elle peut aussi s’évanouir ou convulser. Si rien n’est entrepris, elle risque de sombrer dans le coma et de perdre la vie
Comment réagir
En cas de suspicion
- Ouvrez les fenêtres pour aérer la pièce ;
- Arrêtez les appareils de chauffage et de cuisson ;
- Quittez les lieux ;
- Appelez les secours en composant le 18 ou le 112 depuis l’extérieur et suffisamment loin du logement ;
- Ne réintégrez pas votre logement sans l’accord des secours.
Sinon...
Si les victimes sont conscientes :
- Ouvrez les portes et fenêtres ;
- Organiser l’évacuation des personnes sur place vers une zone ventilée ou extérieure
- Prévenir les secours.
Si les victimes sont inconscientes dans une même pièce
- La concentration de monoxyde de carbone dans l’air est peut-être très élevée :
- Sortir une à une les personnes concernées, par des manœuvres de dégagement d’urgence, en prenant soin de rester en apnée dans la pièce en question ;
- Alerter immédiatement les secours en composant le 18 ou le 112 en s’éloignant des lieux
Les risques d’électrocution ou d’électrisation sont nombreux : ils peuvent arriver lorsque des travaux électriques ou des changements d’ampoules sont effectués, lorsqu’un appareil électrique est en contact avec de l’eau, etc. Chacun de ces accidents peut avoir de graves conséquences.
Comment l'éviter
- Couper le courant avant de travailler sur les circuits électriques (changement de prise ou d’ampoule, etc.) ;
- Ne jamais utiliser d’appareils électriques (sèche-cheveux, rasoir électrique, etc.) sur un sol mouillé ;
- Éloigner les appareils électriques des points d’eau ;
- Ranger les appareils électriques après utilisation (sèche-cheveux, rasoir électrique, fer à repasser, etc.) ;
- Débrancher les appareils électriques pour les nettoyer ;
- Vérifier les normes en vigueur de chaque appareil ;
- Ne pas surcharger les prises électriques ;
- Ne jamais laisser de fils électriques dénudés ;
- Faire vérifier vos installations : prises, interrupteurs, etc. ;
- Faire installer, si possible, un système qui coupe le courant au moindre court-circuit (disjoncteur différentiel à haute sensibilité) ;
- Utiliser les appareils de coupe loin des fils électriques.
Enfants
- Sensibiliser les jeunes enfants aux risques d’électrocution et d’électrisation ;
- Équiper les prises électriques d’un dispositif de sécurité.
Comment réagir
- Couper le courant au niveau du disjoncteur et/ou débrancher la prise de courant ;
- Si la victime respire, la mettre en position latérale de sécurité ;
- Si la victime ne respire plus, faire un massage cardiaque ;
- Appeler les secours en composant le 18 ou le 112.
Inondation, feu de forêt, tempête violente, séisme, avalanche ou canicule… Les phénomènes naturels peuvent frapper sans prévenir et mettre en danger votre vie et celle de vos proches.
Phénomènes naturels, les tempêtes peuvent avoir de graves conséquences dès lors que la vigilance passe à l’orange.
Vigilance météorologique

À tout moment informez vous sur les niveaux de vigilance météo sur :
https://vigilance.meteofrance.com
Comment éviter les complications
- Toujours se mettre à l’abri dans un bâtiment en dur ;
- Mettre les objets d’extérieur à l’abri du vent pour éviter qu’ils s’abiment et qu’ils s’envolent ;
- S’équiper d’une radio portable à piles pour s’informer de l’évolution de la situation ;
- Prévoir une lampe de poche en cas de coupure de l’électricité ;
- Garer la voiture au garage ou à l’abri pour éviter qu’elle soit endommagée ;
- Faire une réserve d’eau potable, de nourriture, de médicament en cas de traitement, de couverture, etc. ;
- Mettre à l’abri les papiers importants : permis de conduire, carte d’identité, carte vitale, carte de groupe sanguin, carnet de santé, livret de famille, passeport, contrats d’assurance, factures importantes, etc. ;
- Fermer les volets ;
- Fixer les panneaux de contreplaqué sur les ouvertures sans protection.
Comment réagir
- Rester à l’abri et évacuer les lieux selon les consignes des secours ou si la montée des eaux l’oblige ;
- Fermer les portes, les fenêtres et les volets ;
- Ne jamais prendre la voiture même pour récupérer les enfants à l’école. Ils seront pris en charge par les professeurs ;
- Écouter les consignes des secours et des autorités ;
- Débrancher les appareils électriques ;
- Éviter de téléphoner pour laisser les lignes disponibles pour les secours ;
- Respecter les consignes d’utilisation des chauffages d’appoint pour éviter l’intoxication au monoxyde de carbone.
Durant une tempête, les arbres sont menacés. Il est donc probable que des arbres chutent sur la voie publique, sur les habitations, les voitures, etc.
Si un arbre s’abat sur une voiture occupée, il faut porter secours aux occupants et ce sans mettre sa propre vie en danger.
- Se diriger vers la voiture en question seulement si aucun autre arbre menace de tomber ;
- Couper le moteur si celui-ci est en marche ;
- Évaluer le nombre de personnes blessées ;
- Alerter les secours en composant le 18 ou le 112 ;
- Tentez de protéger les victimes sans se mettre soi-même en danger mais ne pas sortir les personnes du véhicule ;
- Rassurer les victimes.
Comment agir après
- Faire attention à la possible montée des eaux ;
- S’éloigner des points dangereux ;
- Ne jamais toucher les câbles ou fils électriques rompus ou à terre ;
- Évaluer les dégâts : cheminées et toitures endommagées, arbres menaçants, etc. ;
- Faire appel à des professionnels qualifiés pour réparer les dégâts ;
- Couper les branches d’arbres qui risquent de tomber ;
- Ne pas utiliser l’eau du robinet avant que le réseau soit désinfecté.
Électrisation, brûlure, incendie, chute d’objet… Parmi les risques naturels, les orages peuvent entraîner de graves conséquences.
Comment l'éviter
- S’informer sur les conditions météorologiques ;
- Rester éloigné des zones boisées ;
- Débrancher les équipements électriques ;
- Débrancher l’antenne de télévision ;
- Mettre à l’abri les objets sensibles au vent ;
- Se mettre à l’abri ;
- Ne jamais s’engager dans une voie immergée ou proche d’un cours d’eau ;
- En cas de risque d’orage, éviter les promenades en forêt ou les sorties en montagne ;
- En cas de fortes pluies, ne jamais descendre en sous-sol.
À l'extérieur
- S’éloigner et ne pas toucher les structures métalliques (pylônes, grilles, poteaux, clôtures, etc.) ;
- Ne pas rester sous un arbre en cas d’orage, s’éloigner des cours d’eau et des points hauts ;
- S’il n’y a pas d’abri, s’accroupir sur le sol, les pieds sur une matière isolante (ciré, sac à dos, corde, etc.) et rentrer la tête dans les épaules. S’éloigner d’au moins 3 mètres des autres personnes aux alentours ;
- S’abriter dans un bâtiment ou dans une voiture fermée et à l’arrêt ;
- En voiture, ne pas rouler, ne pas stationner sous un arbre et ne pas toucher les parties métalliques de la voiture ;
- Ne pas rester en bord de plage et des points d’eau ;
- Ne jamais s’abriter sous un parapluie ;
- Ne pas s’abriter dans une cabine téléphonique ;
- Ne pas rester dans la tente au camping, privilégier un endroit bétonné ou s’accroupir au sol.
À l'intérieur
- Débrancher tous les appareils électriques ;
- Ne pas prendre de bain ou de douche ;
- Ne pas rester près des fenêtres ;
- Ne jamais utiliser un téléphone fixe pour éviter tout risque de surtension. En revanche, l’utilisation du portable est possible ;
- Si possible, faire installer au préalable un parafoudre.
Comment réagir
- Vérifier l’état de la victime. Toucher la victime n’expose à aucun danger ;
- Si la victime respire, la mettre en position latérale de sécurité (PLS) ;
- Si la victime ne respire plus, faire un massage cardiaque et utiliser un défibrillateur si possible ;
- La foudre peut entraîner un départ de feu ;
- Appeler les secours en composant le 18 ou le 112.
Les risques de morsure de serpent sont rares en France mais ne sont pas exclus. Une morsure de serpent peut avoir de graves conséquences.
Comment l'éviter
- Mettre un pantalon long, des bottes ou des chaussures fermées lors de balade en forêt ;
- Prendre un bâton lors d’une balade ;
- Être muni d’un téléphone ;
- En camping, avant d’enfiler un vêtement ou de vous glisser dans un duvet, vérifier qu’il n’y ait pas d’intrus ;
- Prendre une lampe de poche pour se déplacer la nuit ;
- En cas de rencontre avec un serpent, continuer la route en faisant un écart et ce sans effrayer l’animal ;
- Éviter les lieux à risque : les couleuvres aiment les endroits humides, les bords de rivière ou d’étang et les vipères aiment être sous les rochers, dans les murs de pierres sèches, les haies et les lisières buissonnantes ;
- Ne pas glisser les mains sous des pierres ou dans les trous, sinon vérifier avec un bâton qu’il n’y a rien.
Quels sont les signes
Quelques signes permettent de savoir si la victime s’est fait mordre par un serpent :
- Une détresse circulatoire, par action d’un venin (action directe ou réaction allergique grave), plus particulièrement chez l’enfant ;
- Une détresse neurologique, par effet toxique de certains venins de serpents ;
- Une ou deux plaies punctiformes distantes de quelques millimètres ;
- Un gonflement, une rougeur et une douleur locale, plus ou moins étendus autour de la piqûre.
Comment réagir
- Ne jamais pratiquer de techniques d’aspiration, qu’elles soient buccales ou à l’aide d’un appareil ;
- Allonger la victime, lui demander de rester calme et la rassurer ;
- Retirer les bagues, bracelets si la morsure siège à la main ;
- Immobiliser le membre atteint ;
- Identifier si possible quel type de serpent a mordu la victime ou analyser la morsure ;
- Appelez les secours en composant le 18 ou le 112.
Surveillance, équipements, courants, températures, drapeaux… la baignade n’est pas une activité de tout repos. Lors d’une sortie baignade, dans une piscine, à la mer ou encore dans un lac, la vigilance est de rigueur. Des plus jeunes aux plus expérimentés, tous sont concernés par les risques liés à la baignade.
Comment l'éviter
Avant de se baigner
- S’assurer de son niveau de pratique ;
- Apprendre à nager avec un maître-nageur sauveteur dès le plus jeune âge ;
- Prévenir un proche avant d’aller se baigner ;
- Ne pas se baigner en cas de frisson ;
- Ne jamais laisser un enfant seul dans l’eau ou à proximité ;
- Quel que soit le plan d’eau (piscine, mer, lac, rivière…), vérifier la hauteur d’eau disponible avant de plonger ou de sauter.
Préférer les zones de baignade surveillées
S’informer sur les zones de baignade pour savoir si elles sont surveillées. Très souvent des panneaux de signalisation indiquent si la baignade est surveillée ou non. Le cas échéant, contacter la mairie sur laquelle se trouve la plage en question.
En France, il est interdit de se baigner dans certains fleuves et certaines rivières. Il est souvent interdit de s’y baigner à cause des courants forts, comme dans la Loire par exemple, et de la pollution élevée. La baignade est rarement surveillée dans les fleuves et les rivières.
- Privilégier les zones surveillées pour se baigner ;
- Rester attentif aux enfants même dans les zones surveillées ;
- Se renseigner sur les conditions de baignade : courants, dangers naturels, etc. ;
- Toujours respecter les consignes de sécurité signalées par les drapeaux de baignade et/ou les sauveteurs.
- En cas de besoin, se rendre au poste de secours pour obtenir des informations complémentaires.
Enfants
- Apprendre aux enfants à nager le plus tôt possible ;
- Toujours rester avec les enfants lorsqu’ils sont à proximité d’un point d’eau ou dans l’eau ;
- Se baigner avec eux ou être à proximité immédiate ;
- Équiper les enfants ne sachant pas nager de brassards ou de maillots de bain avec flotteurs intégrés adaptés à la taille, au poids et à l’âge de l’enfant. Prendre des brassards portant le marquage CE et la norme NF 13138-1 ; Attention : le port de brassard ou de maillots de bain avec flotteurs ne dispense pas de surveiller l’enfant ;
- Faire attention aux bouées ou autres articles flottants (matelas, bateaux pneumatiques, bouées siège, etc.). Ils ne protègent pas de la noyade ;
- Dans les piscines, ne pas laisser les enfants jouer avec les bouches d’aspiration (skimmer, bonde de fond) ;
- Ne pas les laisser plonger dans des zones peu profondes ;
- Ne pas les laisser courir ou chahuter au bord du bassin. Attention aux chutes.
Adultes
- Ne jamais surestimer sa condition physique. Selon les conditions physiques, ne pas nager trop loin. Il faut toujours penser à la distance à parcourir au retour, aux vagues et au courant ;
- Éviter tous comportements à risque :
- Ne pas consommer d’alcool avant et pendant la baignade ;
- Ne pas s’exposer excessivement au soleil avant la baignade ;
- Rentrer progressivement dans l’eau, surtout si l’eau est froide et qu’il y a eu exposition au soleil.
Comment réagir
En tant que victime
- Ne pas paniquer ;
- Ne pas essayer de lutter contre le courant, les vagues et les rouleaux, pour ne pas s’épuiser. Se laisser guider pour garder des forces ;
- Se laisser porter par le courant et se servir de ses bras pour appeler à l’aide ;
- Faire la planche en cas de fatigue. Cela permet de respirer normalement ;
- Essayer de garder son calme jusqu’à l’arrivée des secours.
En tant que témoin
- Prévenir immédiatement les surveillants de baignade s’il s’agit d’une zone surveillée ;
- Appeler les secours en composant le 18 ou le 112 s’il s’agit d’une zone non surveillée ;
- Ne pas quitter la victime des yeux pour pouvoir guider les secours ;
- Ne pas intervenir directement sauf si le témoin se sent capable de lui venir en aide sans exposer sa propre vie. Attention : Cela implique une très bonne condition physique et des compétences de très bon nageur (il faut pouvoir porter la victime dans l’eau). Il est fréquent que les personnes ayant voulu porter secours se retrouvent elles-mêmes victimes d’une noyade.
- Réchauffer son corps pour qu’il revienne à une température normale ;
- Si elle est inconsciente (la victime respire mais ne parle pas, ne bouge pas, n’ouvre pas les yeux), placer la victime en position latérale de sécurité ;
- Si elle ne respire plus (aucun mouvement thoracique), faire un massage cardiaque.
Hydrocution
Comment l'éviter
Il est extrêmement dangereux de plonger dans une piscine, se jeter d’un rocher ou sauter d’un bateau sans s’être préalablement mouillé.
L’hydrocution est un accident qui survient lors de l’entrée dans l’eau après une longue exposition au soleil. L’accident est provoqué par la différence de température entre le corps et l’eau, ainsi lors de l’entrée dans l’eau, les vaisseaux, dilatés par l’exposition au soleil et la chaleur, subissent une rétraction brutale ce qui entraîne une syncope. L’hydrocution peut entraîner la noyade.
Avant de se baigner :
- Éviter les expositions prolongées au soleil ;
- S’hydrater régulièrement ;
- Ne jamais plonger ou entrer dans l’eau sans s’humidifier la nuque et le ventre ;
- Ne pas se baigner en cas de frisson ;
- Ne pas se baigner après avoir bu de l’alcool en excès, après avoir trop mangé ou après un effort physique intense.
Quels sont les signes
L’hydrocution n’est pas forcément un phénomène foudroyant. Une victime d’hydrocution peut ressentir :
- Des crampes ;
- Des maux de tête ;
- Une sensation de malaise ;
- Des frissons ;
- Des démangeaisons.
Comment réagir
Les mêmes conseils s’appliquent que lors d’une noyade.
Accident de plongée
Comment l'éviter
- Avoir une bonne condition physique et avoir réalisé une visite médicale (sans contre-indication pour la pratique de la plongée) ;
- Un apprentissage et un entretien implacable des compétences ;
- Une planification rigoureuse des plongées : prévoir en amont la profondeur maximum de la plongée, connaître la durée de la plongée, connaître la quantité d’air disponible dans la bouteille, etc. ;
- Toujours disposer d’oxygène et de moyens de communication lors d’une plongée hors structure.
Un tremblement de terre, appelé aussi un séisme, est un phénomène naturel qui peut provoquer des mouvements de terrain. Ce risque naturel peut avoir de graves conséquences.
En cas d’événement majeur, la population est avertie au moyen du signal national d’alerte. Un son de trois cycles successifs d’une durée de 1 minute et 41 secondes.
Comment réagir
Avant
- Rassembler dans une boite le matériel nécessaire : une radio portable avec des piles, une lampe de poche, de l’eau potable, des médicaments, des couvertures, des vêtements de rechange, du matériel de confinement. Placer la boite à porter de main ;
- Établir, avec les membres du logement, les mesures de protection et d’évacuation, un lieu de rassemblement et un abri ;
- Couper le gaz, l’électricité et l’eau ;
- Fixer les meubles et les appareils lourds au plancher ou au mur ;
- Éviter de poser des objets en hauteur.
Après
Après les premières secousses, il faut rester vigilant, d’autres tremblements pourraient encore survenir.
- S’informer de l’évolution de la situation en écoutant la radio (Radio France) ;
- Ne pas prendre l’ascenseur pour sortir d’un bâtiment ;
- Évaluer les dégâts et les éventuels dangers ;
- Couper l’eau, le gaz et l’électricité si cela n’a pas été fait en amont ;
- En cas de fuite de gaz, ouvrir les fenêtres et les portes, sortir du bâtiment en question et s’en éloigner pour alerter les secours. Ne jamais fumer ou allumer une flamme en cas de fuite de gaz ;
- En cas d’ensevelissement, se manifester en faisant du bruit.
À l'extérieur
- S’éloigner des lignes électriques présentes ;
- Ne pas rester près des arbres ou des constructions susceptibles de s’effondrer (bâtiments, ponts, etc.) ;
- Se rendre dans une zone libre comme un champ ou un stade, puis s’accroupir et poser ses mains sur la tête ;
- En voiture, se garer, rester à l’abri avec la ceinture attachée.
À l'intérieur
- Se coller à un mur porteur ou s’abriter sous un meuble solide (table, bureau, etc.), tout en se protégeant la tête avec ses bras ;
- Toujours s’éloigner des fenêtres pour se protéger des éclats de verre ;
- Ne pas aller chercher les enfants à l’école, ils seront pris en charge par le personnel scolaire ;
- Ne pas se donner rendez-vous avec d’autres personnes ;
- Si le séisme se déclenche la nuit, ne pas bouger et se protéger la tête avec un oreiller.
Tsunami
Comment réagir
Avant
- Se mettre à l’abri dans un endroit en hauteur ou à distance des côtes ;
- Préparer un équipement nécessaire : médicaments, papiers d’identité, lampe de poche, couverture, etc.
Après
- Ne pas retourner sur la plage ou à proximité tant que les autorités n’ont pas émis un avis de retour à la normale ;
- En mer, ne pas retourner au port sans avoir eu l’aval des autorités ;
- Ne pas utiliser l’eau du robinet avant l’autorisation des autorités.
Pendant
- Être à l’écoute des consignes de sécurité données par les autorités ;
- Une fois que l’alerte a été donnée, s’éloigner des côtes le plus loin possible ;
- Se mettre en hauteur ;
- Prendre les équipements préalablement préparer ;
- Ne jamais se rendre sur la plage, même par curiosité ;
- Ne jamais surfer sur les vagues d’un tsunami ;
- Ne pas se rendre en mer ;
- Laisser les lignes téléphoniques libres pour les appels d’urgence ;
- En mer, ne pas rentrer au port, s’éloigner le plus possible des côtes.
Les mêmes consignes que lors d’un tremblement de terre sont à prendre en compte.
La priorité est de se protéger soi-même, puis d’alerter les secours en composant le 18 ou le 112.
Phénomènes naturels, les inondations et les crues torrentielles touchent chaque année de nombreux départements de France. Chacun de ces risques naturels peut avoir de graves conséquences dès lors que la vigilance passe à l’orange.
Comment éviter les complications
Lorsque Météo-France place le département dans lequel vous vous trouvez ou dans lequel vous vous rendez en vigilance orange ou rouge « pluie-inondation », il convient d’être vigilant, c’est-à-dire de suivre les comptes des autorités compétentes sur les réseaux sociaux (Météo-France, ministères de l’Intérieur et de l’Écologie…, préfecture et sapeurs-pompiers du département ou de la région, ville concernée, etc.), écouter les chaînes d’information TV ou radio sur lesquelles sont transmis les conseils et consignes de sécurité délivrées par les autorités, et ne pas faire d’actions qui pourraient mettre votre vie ou celle des autres en danger.
Pour savoir si une alerte ou une vigilance météo est en cours pour votre département : http://vigilance.meteofrance.com/
L’alerte de Météo-France est généralement diffusée plusieurs heures avant l’arrivée du phénomène météo (intempérie, inondation, orages…). Dès sa diffusion, il est donc nécessaire de prendre quelques précautions :
- Toujours se mettre à l’abri dans un bâtiment en dur et à l’étage. Si la maison n’en dispose pas, la quitter et se rendre chez de la famille ou des amis disposant d’un étage ;
- Ne pas rester dans une maison qui n’a pas d’étage si celle-ci se trouve à proximité d’un cours d’eau ;
- Si possible, mettre les personnes isolées et/ou à mobilité réduite en sécurité ;
- Mettre les meubles, les objets, etc. à l’abri de l’eau. Si le niveau prévisible de l’inondation est important, monter les meubles à l’étage si cela est possible ;
- S’équiper d’une radio portable à piles pour s’informer de l’évolution de la situation ;
- Prévoir une lampe de poche en cas de coupure de l’électricité ;
- Boucher les points d’entrée d’eau susceptibles d’être immergés (portes, fenêtres du rez-de-chaussée, soupiraux, etc.) avec des chiffons, des serviettes, des planches de bois, etc.
- Garer la voiture au garage ou l’attacher pour éviter qu’elle ne dérive ;
- Faire une réserve d’eau potable, de nourriture, de médicament en cas de traitement, de couverture, etc. ;
- Fermer les poubelles et les ranger pour éviter qu’elles ne flottent ;
- Mettre à l’abri les papiers importants : permis de conduire, carte d’identité, carte vitale, carte de groupe sanguin, carnet de santé, livret de famille, passeport, contrats d’assurance, factures importantes, etc.
Vigilance météorologique

À tout moment informez vous sur les niveaux de vigilance météo sur :
https://vigilance.meteofrance.com
Comment réagir
- Alerter les secours en composant le 18 ou le 112 ;
- Suivre la victime du regard pour pouvoir orienter les secours ;
- Ne pas intervenir directement pour ne pas se mettre en danger.
Après
- Jeter les matelas et canapés endommagés.
- Vérifier que les installations et le matériel soient secs avant de rétablir le courant électrique ;
- Pendant le nettoyage, porter des gants et des vêtements de protection (un bleu de travail, des bottes, etc.) pour éviter le contact avec les produits souillés, qui peuvent être source d’infections ;
- Ne pas utiliser l’eau du robinet avant que le réseau soit désinfecté ;
- Aérer la maison pour chasser l’humidité et éviter les moisissures ;
- Rincer les sols et les murs à l’eau de javel puis remplacer les murs en placo-plâtre et les isolants pour éviter les problèmes d’infection et de moisissures ;
- Désinfecter tous les objets souillés par l’inondation à l’eau de javel ;
- Jeter les matelas et canapés endommagés.
Randonnées, VTT, sports d’hiver, de glisse et d’eaux vives… La montagne est une destination sportive et familiale, quelle que soit la saison. Pourtant, chaque année, les équipes de secours en montagne – dont les unités spécialisées des sapeurs-pompiers – réalisent de nombreuses interventions dont certaines pourraient facilement être évitées. Pour profiter au maximum de la montagne et ne pas se mettre en danger, il convient d’en appréhender les risques et d’adopter les bons comportements !
Parmi les destinations préférées des touristes, aussi bien pour se reposer et profiter d’un bon bol d’air frais, que pour tenter de dompter son relief et pratiquer l’un des nombreux sports qu’elle propose, la montagne n’en reste pas moins un milieu hostile si elle n’est pas appréhendée avec respect et humilité. Aussi, pour profiter de son séjour en toute sérénité et éviter qu’un accident ne vienne gâcher ce bon moment, les sapeurs-pompiers vous délivrent leurs conseils. Adoptons tous ensemble les bons comportements !
1. Se préparer
Les pratiques sportives en milieu naturel peuvent présenter des dangers : chûtes, avalanches, hypothermie, gelures, brulures ou encore collisions… Autant de risques qui pourraient être évités avec un minimum de préparation.
- Prenez conseil auprès des professionnels (guides de haute montagne, moniteurs de ski, accompagnateurs en montagne, loueurs…), ainsi qu’au sein des offices de tourisme ou des postes de secours en station.
- Vérifiez votre assurance en responsabilité civile et individuelle accident (dans certains secteurs, les secours peuvent être payant).
- Choisissez une activité et un parcours adaptés à l’expérience et au niveau de votre groupe.
- Prenez connaissance des conditions météorologiques la veille et le matin. Pensez également à vérifiez le bulletin d’estimation du risque d’avalanche, si vous évoluez dans un milieu enneigé.
- N’hésitez pas à renoncer si les conditions sont défavorables.
- Informez votre entourage de votre programme et de vos horaires.
2. S’équiper
Une bonne condition physique est un facteur important pour préparer sereinement votre séjour, tout comme le choix d’un équipement adapté à votre pratique.
- Choisissez du matériel de qualité (normes de certification) et ne négligez pas le vent et la météo : la température ressentie peut vite chûter et devenir polaire !
- Emportez une trousse de premiers secours.
- Veillez à vous localiser en emportant avec vous une carte, une boussole ou un GPS.
- Si vous optez pour des sports de glisses ou prévoyez d’évoluer dans un milieu enneigé, emportez avec vous un matériel adapté pour rester détectable en cas d’avalanche : DVA (détecteur de victime d’avalanche), une pelle et une sonde. Apprenez à les utiliser avant votre première sortie : des initiations et des formations sont régulièrement mises en place dans les stations. Vous pouvez vous renseigner auprès des offices du tourisme ou des bureaux des guides.
3. Respecter les consignes de sécurité
- L’hiver, si vous pratiquez le ski de randonnée ou en raquette : il est interdit de remonter les pistes de ski, d’autant plus la nuit. Le risque ? Ne pas percevoir les dameuses à treuil qui travaillent sur les pistes. Le câble, de plus d’1 km de long, est souvent enfoui dans la neige. N’entendant pas le bruit du moteur qui est trop loin, vous risqueriez alors de percuter le câble.
- En toute saison, empruntez toujours les espaces balisés et respectez la signalisation.
- N’oubliez pas que le port du casque est vivement recommandé.
4. Rester vigilant
- Ne partez pas seul.
- Ne surestimez pas vos capacités ainsi que les autres membres du groupe.
- Sachez renoncer si vous êtes fatigué ou si les conditions de pratique se dégradent.
- Portez une attention particulière aux enfants : veillez notamment à respecter une durée du parcours adaptée à leur âge et en fonction de leur niveau.
- Hydratez-vous régulièrement : l’altitude, la chaleur ou le froid sec accentuent la déshydratation par la respiration et la transpiration, sans même que vous en rendiez compte.
- Tout au long de l’activité, restez attentifs à l’évolution de la météo.
En cas d'accident
Avant la mise en relation avec les services de secours en composant le ✆112 ‒ numéro d’appel d’urgence gratuit ‒ il est conseillé de réunir les informations suivantes afin de les restituer à l’opérateur qui recevra votre appel et déclenchera l’opération de secours :
1. Se présenter
Je communique mon nom et mon numéro de portable.
2. Se localiser
J’indique le secteur dans lequel je me situe et l’itinéraire que j’ai emprunté. Si possible, je communique des coordonnées GPS et je précise l’altitude à laquelle je me trouve.
Dans de nombreux départements, des systèmes de géolocalisation des appels via le téléphone mobile se développent. Le sapeur-pompier qui reçoit votre appel via le ✆112, vous envoie un SMS avec un lien qui interroge la puce GPS de votre téléphone, afin d’obtenir les coordonnées exactes de votre position. Ce dispositif nécessite de capter le réseau mobile/GSM et d’activer le mode GPS de votre téléphone.
Au-delà du téléphone, d’autres moyens existent pour se localiser : carte papier, plan des pistes d’un domaine skiable, guide topographique, description visuelle de points remarquables aux environs, etc.
3. Décrire la situation
Je précise l’activité pratiquée et les circonstances de l’accident, ainsi que le nombre de victimes et le nombre total de personnes présentes. Je communique l’état de la / des victime.s et les gestes effectués.
4. Donner des précisions sur la zone d’intervention
J’informe des conditions météo sur la zone et la possibilité d’accueillir un hélicoptère (zone dégagée ou non…). Je signale ma tenue, et notamment la couleur de mes vêtements afin d’être clairement identifié.
5. Répondre aux questions complémentaires
Je veille à laisser la ligne disponible pour être à nouveau contacté en cas de besoin, notamment à l’approche des secours
Les gestes et signaux de détresse en montagne
Dans le cadre des opérations de recherches et de secours, il est possible qu’une équipe de secouristes héliportés soit envoyée sur la zone. Si vous avez besoin de secours, des gestes et signaux internationaux existent pour communiquer clairement votre besoin aux sauveteurs.
- Oui j’ai besoin de secours : Levez vos deux bras de manière à former un « Y » (=Yes).
- Non je n’ai pas besoin de secours : Tendez un bras vers le haut, l’autre vers le bas pour former une diagonale, signifiant « N » (=No). À défaut, ne faites pas de gestes.
En cas de nécessité, n’hésitez pas à vous manifester visuellement en vous aidant d’un vêtement ou d’une lumière lors de la réalisation de ces gestes.
Insolation, coup de soleil, hyperthermie, déshydratation, coup de chaleur… Les risques liés aux fortes chaleurs et à la canicule sont nombreux et peuvent conduire à de graves conséquences. Pour les éviter, savoir comment se protéger, être prêt et bien réagir en adoptant les bons comportements en cas de vagues de fortes chaleurs et d’épisodes caniculaires, suivez les conseils de prévention des sapeurs-pompiers de France.
Pendant les vagues de fortes chaleurs, prenez quelques précautions :
- Buvez beaucoup d’eau à température ambiante ;
- Mouillez-vous et ventilez-vous le corps ;
- Ne buvez pas d’alcool ;
- Mangez suffisamment ;
- Évitez les efforts physiques ;
- Maintenez votre maison au frais en fermant les volets le jour et en aérant la nuit ;
- Prenez des nouvelles de vos proches.
En cas d’urgence, appelez les secours en composant le 112.
Quels sont les signes
Pour savoir si vous avez les symptômes d’un coup de chaleur, prenez le temps d’analyser la situation.
Vous ressentirez les symptômes suivants :
- Une forte sensation de soif ;
- Une sensation de fatigue extrême ;
- La peau chaude et sèche ;
- Du mal à vous exprimer ;
- Une sensation de vertige ;
- Des maux de tête
Si ces symptômes persistent appelez les secours.
Conseils de prévention
Les fortes chaleurs peuvent avoir des conséquences néfastes sur votre santé. Pour éviter une insolation, un coup de chaleur, une crampe, une déshydratation ou encore une hyperthermie, adoptez quelques conseils de prévention :
- Buvez régulièrement de l’eau même si vous ne ressentez pas le besoin de boire. En cas d’effort physique, buvez davantage ;
- Restez au frais et rafraîchissez-vous avec un brumisateur, gant de toilette humide, douche fraîche, ventilateur, climatisation, etc. ;
- Ne restez jamais trop longtemps au soleil, dans une voiture stationnée ou dans une pièce non ventilée ;
- Mettez des vêtements légers et restez à l’ombre autant que possible ;
- Évitez de boire de l’alcool, vous pourrez ressentir rapidement des effets indésirables ;
- Évitez les boissons trop sucrées ou à forte teneur en caféine ;
- Mangez correctement et n’oubliez pas que les fruits et légumes sont riches en eau ;
- Ne faites pas de sport pendant les heures les plus chaudes. Notez que l’agitation physique augmente la température corporelle et la sudation : il est préférable d’éviter au maximum d’imposer des contraintes supplémentaires à l’organisme qui transpire déjà et lutte pour supporter la chaleur ;
- Protégez-vous du soleil en mettant une casquette ou un chapeau. En cas de sensation de chaleur, mouillez-vous la tête et le front.
Si vous vous sentez mal
- Arrêtez toute activité et rejoignez un endroit ombragé ou/et frais ;
- Ne plongez jamais dans l’eau froide, vous risqueriez de subir un choc thermique ;
- Hydratez-vous et enlevez un maximum de vêtements ;
- Mouillez-vous avec de l’eau pour vous rafraîchir.
Si vous avez fait un malaise
Après avoir fait un malaise ne retournez pas au soleil. Reposez-vous dans un endroit frais, buvez beaucoup d’eau et prenez une douche ou un bain frais pour continuer le processus de réhydratation.
Si les symptômes du malaise persistent ou que vous êtes victime de vertiges, appelez ou faites appeler les secours et demandez à quelqu’un de rester auprès de vous.
Il est important de se protéger de la chaleur pour éviter tout effet néfaste sur votre santé. Dans ce cas, mettez-vous à l’abri du soleil entre 11h et 21h.
Surveiller les personnes vulnérables
Les personnes les plus vulnérables sont :
- Les personnes âgées de plus de 65 ans ;
- Les personnes handicapées ou malades à domicile ;
- Les personnes dépendantes ;
- Les femmes enceintes ;
- Les enfants.
Durant les épisodes de fortes chaleurs, prenez des nouvelles régulièrement des personnes les plus vulnérables. Vous pouvez également contacter la mairie pour inscrire sur une liste les personnes âgées, handicapées, isolées ou fragiles afin qu’ils bénéficient de l’aide d’un bénévole pendant les vagues de fortes chaleurs.
Interdiction d’ouvrir les bouches incendie
Il est strictement interdit d’ouvrir les bouches incendie, même durant les périodes de fortes chaleurs. Pour se rafraîchir ou s’amuser, rendez-vous dans les lieux adéquats tels que des piscines, des plans d’eau autorisés pour la baignade, etc.
- Risque de pénurie d’eau pour les sapeurs-pompiers ;
- Accidents de la route ou corporels à cause de la présence d’eau sur la chaussée ;
- Risques d’électrocutions en cas d’inondations d’équipements électriques ;
- Dégradations matérielles dues à l’inondation des caves et parkings ;
- Mobilisation inutile des services de secours.
Ouvrir les bouches incendie pénalise les sapeurs-pompiers et peut s’avérer dangereux en cas de pénurie d’eau. En effet, les périodes de fortes chaleurs peuvent provoquer des incendies et feux de forêts, face auxquels il est indispensable que les bouches incendie soient suffisamment approvisionnées en eau.
Les températures sont nettement en dessous des normales saisonnières et ce depuis quelques jours ? Il s’agit d’une vague de froid. Ce risque hivernal peut avoir de graves conséquences, notamment pour les personnes les plus vulnérables.
Comment réagir
Avant
- Préparer le nécessaire : médicaments, couvertures, lampe de poche et radio à pile en cas de coupure d’électricité ;
- Vérifier toutes les installations de chauffage et ne jamais boucher les aérations pour éviter une intoxication au monoxyde de carbone ;
- Prévoir des provisions d’eau et de nourriture pour éviter de sortir et ne nécessitant pas de cuisson (les canalisations peuvent geler et l’électricité peut être coupée).
Pendant
- Rester au maximum à son domicile et éviter les déplacements ;
- Limiter les activités physiques, notamment celles en extérieur ;
- Se nourrir suffisamment ;
- Éviter de consommer de l’alcool. Une personne en état d’ébriété ne ressent pas les signaux d’alerte liés au froid ;
- Maintenir la température du logement à 19 degrés environ ;
- S’habiller chaudement et couvrir les zones du corps les plus sensibles : la tête, le cou, les pieds et les mains ;
- Mettre des chaussures adaptées pour éviter les chutes ;
- Avoir une couverture dans la voiture.
Surveiller les personnes vulnérables
Les personnes les plus vulnérables sont :
- Les sans-abris
- Les personnes âgées de plus de 65 ans ;
- Les personnes handicapées ou malades à domicile ;
- Les personnes dépendantes ;
- Les nouveaux nés et les nourrissons.
Durant les épisodes de grand froid, il est nécessaire de prendre des nouvelles régulièrement des personnes les plus vulnérables. Il est aussi possible de contacter la mairie pour inscrire sur une liste les personnes âgées, handicapées, isolées ou fragiles afin qu’elles bénéficient de l’aide d’un bénévole pendant les vagues de grand froid.
Les risques urbains
Incendie dans la rue, accident de la route, pollution de l’air… Certaines activités humaines ou situations du quotidien peuvent soudainement devenir dangereuses.
Que vous soyez au volant d’une voiture, au guidon d’une moto, d’un scooter, d’un vélo ou encore à pied, la vitesse, l’alcool, la fatigue, le téléphone, sont autant de danger auxquels faire face chaque jour. Pour éviter au mieux de se mettre ou de mettre les autres usagers de la route en danger, de bons réflexes sont à adopter. En cas d’accident, retenez trois mots essentiels : protéger, alerter, secourir.
Comment l'éviter
Rester concentré sur la route
Pour être en pleine possession de vos moyens et garder votre concentration sur la route, respectez scrupuleusement le code de la route et suivez nos conseils :
- Évitez de boire de l’alcool avant de prendre le volant.
- N’utilisez pas votre téléphone, que ce soit pour envoyer un message, consulter Internet ou décrocher : même en kit mains-libres, votre attention est davantage focalisée sur la conversation que sur votre conduite, et vous risquez un accrochage. De même, garez-vous avant de manipuler votre GPS : le temps de régler votre itinéraire, vous ne regardez pas la route.
- Si vous prenez des médicaments, faites attention aux pictogrammes présents sur les boîtes : certains traitements peuvent comporter des risques pour la conduite.
- Faites une pause au moins toutes les deux heures, et si vous ressentez de la fatigue, n’hésitez pas à vous arrêter pour faire une sieste : la somnolence multiplie par 8 le risque d’accidents !
Prendre ses précautions
Avant de prendre le volant, n’hésitez pas à appliquer les précautions suivantes :
- Prendre garde aux prévisions météorologiques et aux conditions de circulation.
- Équiper le véhicule en fonction de la saison (adapter les pneus en hiver).
- Avoir une lampe de poche qui fonctionne dans la voiture en cas de problème la nuit.
- S’équiper d’une trousse de secours (couverture de survie, compresses, ciseaux, etc.).
- Faire régulièrement le tour de la voiture pour vérifier l’état des niveaux (huile, liquide de refroidissement, freins, lave-vitre…), la pression et l’usure des pneus (y compris la roue de secours !), les éclairages (phares, feux de croisement, clignotants…) et l’état des essuie-glaces.
Le gilet de sécurité et le triangle de signalisation sont obligatoires !
Il est obligatoire d’avoir un gilet de sécurité dans la voiture à portée de main et un triangle de pré-signalisation dans le coffre ! Si vous vous arrêtez, n’oubliez pas d’enfiler votre gilet jaune avant de sortir de votre véhicule, et de placer le triangle au moins 150 mètres avant l’accident.
Comment réagir
Protéger
Sur route ou sur autoroute
- Allumer les feux de détresse dès le ralentissement ;
- Se garer avec prudence sur la bande d’arrêt d’urgence pour porter assistance à quelqu’un. Attention : il est important d’éviter qu’un accident supplémentaire survienne et de ne pas gêner l’arrivée des secours ;
- Équiper tous les passagers avec les gilets jaunes de sécurité ;
- Mettre les passagers à l’abri à l’extérieur du véhicule, en sortant par les portières les moins exposées au danger, et se placer derrière les barrières de sécurité si elles existent, ou loin de la chaussée ;
- Sur route, baliser l’accident par un triangle à 30 mètres minimum et ce dans les deux sens de circulation, s’il est possible de le faire en toute sécurité (densité de circulation, visibilité, etc.) ;
- La nuit, éclairer les véhicules accidentés à l’aide des feux de route des autres véhicules présents ;
- Interdire de fumer à proximité des véhicules accidentés pour éviter un incendie ;
- Conserver la fluidité du trafic lorsqu’un accident survient sur la voie en sens inverse. Ne pas ralentir pour regarder.
Pour les véhicules accidentés
- Couper le contact de tous les véhicules ;
- Débrancher la batterie car des étincelles peuvent provoquer un incendie ;
- Caler les véhicules en cas d’instabilité (passer une vitesse ou serrer le frein à main).
Alerter
Alerter les secours le plus rapidement possible. Chaque minute compte !
Toujours prévenir les secours en composant le 18 ou le 112 depuis un téléphone fixe ou mobile. Sur l’autoroute, les voies rapides et les tunnels, des bornes d’appel d’urgence sont placées tous les 2km et sont disponibles 24h/24. Elles vous permettent d’être mis en relation avec le poste de contrôle de sécurité. L’appel est gratuit et géo-localisé.
Ne jamais penser qu’une autre personne a déjà alerté les secours. Garder son calme, être bref et précis :
- Décrire l’emplacement exact de l’accident, si cela est possible : nom de la route, sens dans lequel s’est produit l’accident … (se référer aux panneaux, bornes, etc.) ;
- Mentionner le nombre, le type des véhicules accidentés et les éventuelles circonstances particulières ;
- Mentionner le nombre et l’état apparent des blessés.
Secourir
En attendant l’arrivée des secours, il est nécessaire d’assister les blessés sans risquer d’aggraver leur état.
- Laisser les victimes dans les véhicules, sauf en cas d’incendie ou autre risque ;
- Si la victime est inconsciente, desserrer ses vêtements, dégager ses voies respiratoires (nez et bouche) et la mettre en position latérale de sécurité ;
- En cas de besoin, réaliser un massage cardiaque ;
- En cas d’hémorragie abondante, comprimer la plaie ;
- Couvrir les victimes ;
- Parler aux blessés, les réconforter ;
- Demander aux passants de vous aider ou de s’éloigner.
Attention !
- Ne pas déplacer un blessé, sauf en cas de danger imminent (incendie, risque d’explosion, circulation dense, etc.) ;
- Ne pas retirer le casque d’une victime ;
- Ne pas lui donner ni à manger ni à boire ;
- Ne jamais enlever les vêtements d’un brûlé.
Dans le cas où la victime doit obligatoirement être déplacée, prendre certaines précautions :
- Ne pas la tirer par les membres ;
- Éviter toute torsion de sa colonne vertébrale ;
- Placer la victime en position latérale de sécurité (PLS) : allongée sur le côté avec le genou fléchi pour qu’il ne roule pas.
En cas de feu de véhicule
- En cas de départ de feu, si possible, utiliser un extincteur pour attaquer le feu sous le moteur et par la calandre. Ne pas prendre de risque inutile en attendant l’arrivée des secours ;
- Si le feu est déjà déclaré, s’éloigner du véhicule au plus vite, après avoir mis les éventuelles victimes en sécurité ;
- Ne jamais utiliser d’eau sur un feu, cela aggraverait la situation ;
- Ne pas soulever le capot d’une voiture en feu ;
- Attention au risque d’explosion, notamment sur les véhicules GPL.
Piétons et cyclistes
La route est un espace partagé, où tous les usagers sont soumis au respect du code de la route.
Retrouvez des conseils pour garantir votre sécurité et celle des autres usagers sur le site de la sécurité routière :
- Pour les cyclistes
- Pour les piétons
Piétons, cyclistes et deux-roues motorisés, votre situation vous rend plus vulnérables que les automobilistes !
Piétons : bien que vous ayez toujours la priorité, traversez sur les passages piétons et arrêtez-vous si le feu est vert pour les automobilistes. Vérifiez toujours qu’aucune voiture n’arrive d’un côté ou de l’autre. Ne marchez pas sur la route, et n’écoutez pas la musique trop fort dans vos écouteurs pour entendre les véhicules arriver.
Cyclistes et deux-roues motorisés : pour votre sécurité, évitez de rouler sur la route lorsqu’une piste cyclable existe. Respectez les feux de signalisation, cédez-le-passage et stops. Ne slalomez pas n’importe comment entre des véhicules à l’arrêt, et soyez extrêmement prudents lors des remontées de file. En scooter et à moto, équipez-vous correctement en portant votre casque, des gants, un blouson en cuir, un pantalon épais et des chaussures renforcées.
Les risques de fuite de gaz sont nombreux : ils peuvent être dus à une défaillance, une mauvaise installation ou une installation vieillissante du gaz. Chacun de ces risques peut avoir de graves conséquences.
Comment l'éviter
- Vérifier les installations de gaz du logement ;
- Entretenir régulièrement les installations de gaz ;
- Ventiler et entretenir les ventilations ;
- Suivre l’évolution de la réglementation.
Le gaz naturel est explosif dès lors qu’il est sous pression, il devient inflammable et ses produits de combustion peuvent être toxiques. Une fuite de gaz peut provoquer :
- Incendie
- Explosion
- Intoxication
- Projection de débris
- Brûlures
Lors d’une fuite de gaz il est impératif de ne toucher aucun appareil, installation électrique ou tout objet pouvant produire une flamme (allumette, ascenseur, disjoncteur, ordinateur portable, prise électrique, sonnerie, téléphone, interrupteur, lampe de poche, briquet).
Comment réagir
- Éteindre les cigarettes ;
- Ne pas activer ou ne pas désactiver les appareils ou interrupteurs pouvant produire une étincelle (sonnette, interrupteur de lumière, téléphone cellulaire ou tout autre appareil électrique, etc.) ;
- En milieu confiné, aérer le local autant que possible ;
- Évacuer les lieux dans le calme ;
- Si possible, couper le gaz ou actionner la vanne de coupure d’alimentation du bâtiment ;
- Attendre que les secours donnent le droit d’entrer à nouveau dans le local ;
- Avant toute remise en marche de l’installation, appeler un professionnel du gaz pour la vérifier.
Une concentration importante de gaz naturel peut entraîner des maux de tête, un affaiblissement des facultés respiratoires et sensorielles, une lassitude croissante et une coordination réduite menant à des convulsions.
- S’il y a une victime, il faut agir de manière responsable en veillant à sa propre sécurité :
- Dégager la victime vers un local ventilé en prenant soin de ne pas provoquer une étincelle ;
- Évacuer la zone et empêcher son accès ;
- Appeler les secours en composant le 18 ou le 112 depuis la zone non dangereuse pour ne pas créer d’étincelle.
SDACR / RO
Le schéma départemental d'analyse et de couverture des risques
Ce Schéma Départemental Analyse et de Couverture des Risques, approuvé par arrêté préfectoral du 12 novembre 2019, dresse l’inventaire des risques et détermine les objectifs de couverture. Il permet aux décideurs de définir le niveau de sécurité sur le territoire départemental.
Le SDACR constitue un véritable outil d’analyse, d’aide à la décision et de management en s’articulant autour de deux catégories de risques :
- courants (de par sa probabilité importante et sa faible gravité) : incendies, secours aux personnes, secours routiers, opérations diverses. Le SDACR prend en compte l’évolution de l’activité opérationnelle globale (Corps départemental et CPINI), sa répartition par type d’interventions, mais aussi dans les espaces géographique et temporel.
- particuliers (de par sa faible probabilité et sa gravité importante) : risques naturels, industriels, radiologiques, transports matières dangereuses, transports collectifs, sociaux ou émergents
Les sites à risques sur le territoire ont été répertoriés (Monts-Jura, Plateau d’Hauteville-Lompnes, tunnels routiers et ferroviaires, Plastic Vallée, Parc Industriel de la Plaine de l’Ain, Centre Nucléaire de Production d’Electricité).
La dernière version du règlement, approuvée par arrêté préfectoral du 17 décembre 2021 et modifiée par arrêtés préfectoraux du 6 mars 2023, du 1er novembre 2023 et du 1er mars 2025 fixe l’organisation opérationnelle des Services d’incendie et de secours (SIS) dans le département dans le cadre des lois et règlements en vigueur. Il s’applique sur toutes les communes du département de l’Ain et s’impose à tous les acteurs du secours et précise les principes et règles de mise en œuvre opérationnelle visant à garantir une distribution des secours conforme aux orientations définies dans le Schéma Départemental d’Analyse et de Couverture des Risques (SDACR).
Le Règlement Opérationnel (RO) précise les acteurs des opérations de secours, les missions et les moyens des services d’incendie et de secours ainsi que l’organisation opérationnelle et sa mise en oeuvre, la gestion des risques et les frais des opérations de secours.
Le RO définit également la liste des Centres d’incendie et de secours (CIS), la liste de défense des communes, les moyens à engager par types de missions et les modalités d’intervention des services locaux d'incendie et de secours (SLIS ex-CPINI). Il précise également les règles applicables en matière de gestion des risques.
Sous l’autorité du Préfet, le Directeur départemental des services d’incendie et de secours (DDSIS), dans le cadre de ses missions définies à l’article L 1424-33 du CGCT et sur les bases de ce règlement, fixe toutes les règles de mise en oeuvre utiles par des ordres départementaux d’opérations, des instructions, des notes de service ou des consignes opérationnelles. Il peut également décider d’expérimentations visant à améliorer la réponse opérationnelle.
Le RO prend pleinement en compte les services locaux d'incendie et de secours dans l’organisation opérationnelle, en définissant, pour ces centres, des normes adaptées aux besoins de couverture des communes.

